Three women surrounded by chalkboards with equations

Programme de bourses Simons-Emmy-Noether

Emmy Noether a été une brillante scientifique dont les travaux sous-tendent une grande partie de la physique moderne.

Financé par la Fondation Simons, le programme de bourses Simons-Emmy-Noether honore l’héritage de cette grande mathématicienne. Chaque année, il attribue des bourses à des scientifiques en début ou en milieu de carrière, que ce soient des femmes ou des membres d’autres groupes sous-représentés en physique.

Ces bourses permettent à des personnes invitées de passer jusqu’à un an au sein de la communauté vivante et pluridisciplinaire de l’Institut Périmètre. Ces personnes bénéficient d’une occasion unique de poursuivre leurs recherches de manière intensive, libérées des tâches d’enseignement ou d’administration, et de développer leur réseau international de pairs.

Ce programme se caractérise par sa souplesse, qui aide à atténuer les obstacles auxquels les groupes sous-représentés font face. L’Institut collabore avec les titulaires des bourses pour personnaliser leur séjour, ce qui peut comprendre des congés d’enseignement de leur institution d’appartenance, un logement à proximité de l’Institut, et au besoin des services de garde d’enfants.

Ce programme a des effets remarquables, comme en témoignent le nombre de publications, l’obtention de subventions, des conférences publiques, de même que les travaux en collaboration qu’il favorise et qu’il soutient.

Sumati Surya — Boursière invitée Emmy-Noether

« La bourse Emmy-Noether nous a permis de déménager toute la famille de l’autre bout du monde pour un an, ce qui n’est pas un mince exploit, », dit Sumati Surya, boursière Emmy-Noether en 2016-2017 et professeure agrégée à l’Institut de recherche Raman, à Bangalore, en Inde. Cette expérience m’a insufflé beaucoup d’énergie et d’inspiration pour mes recherches, ce qui est extrêmement précieux. » [traduction]

« La bourse Simons-Emmy-Noether a changé du tout au tout ma manière d’envisager mes recherches à venir. Ce programme est conçu pour stimuler la recherche en physique en plongeant de nouvelles boursières dans un milieu caractérisé par une élite intellectuelle et une collaboration dynamique qui, en même temps, prend soin des participantes en les aidant sur des questions domestiques et en accueillant leur famille. Cette initiative est souple dans sa forme et profonde quant au fond. » [traduction] — Paula Mellado

« L’aspect le plus important est évidemment le fait que certains des meilleurs chercheurs dans notre domaine sont à l’Institut Périmètre […] Ces 3 mois loin de mon institution d’appartenance et de mes routines quotidiennes ont aussi contribué à renouveler mes idées. Depuis déjà plus de 2 ans, je travaillais à résoudre étape par étape un problème à long terme, et je prévoyais y passer encore 2 ans. Mais au cours d’une discussion à l’Institut Périmètre avec un autre scientifique invité (Masahito Yamazaki), nous avons résolu le problème en employant une autre méthode. » — Wei Li

Les boursières Emmy-Noether

Les boursières Emmy-Noether sont venues du monde entier et travaillent dans une variété de sous-domaines. Ouvrez les sections ci-dessous pour vous renseigner sur les boursières de chaque année.

  • Laura Bernard, gravitation relativiste et ondes gravitationnelles, Centre national de la recherche scientifique de France, au Laboratoire Univers et Théories de l’Observatoire de Paris, France
  • Isabel Cordero-Carriόn, mathématiques, astrophysique, Département de mathématiques de l’Université de Valence, Espagne
  • Sarah Croke, physique, mathématiques, informatique théorique, Faculté de physique et d’astronomie de l’Université de Glasgow, Royaume-Uni
  • Maria Elena Tejeda-Yeomans, interactions des quarks et gluons dans des conditions extrêmes, Université de Colima, Mexique
  • Johanna Erdmenger, théorie des cordes, Université de Wurtzbourg, Allemagne
  • Lavinia Heisenberg, cosmologie, École polytechnique fédérale de Zurich, Suisse
  • Lara Anderson, théorie des cordes, Institut polytechnique et université d'État de Virginie, États-Unis
  • Monika Mościbrodzka, trous noirs, gravité forte, Département d’astrophysique de l’Université Radboud de Nimègue, Pays-Bas (visite reportée)
  • Cecilia Chirenti, gravité forte, Université fédérale de l’ABC, Brésil
  • Wei Li, gravitation quantique, théorie des cordes, Institut de physique théorique, Académie chinoise des sciences
  • Katherine (Katie) Mack, physique des astroparticules, Université d'État de Caroline du Nord, États-Unis
  • Catherine Meusburger, gravitation quantique, Université Friedrich-Alexander d’Erlangen-Nuremberg, Allemagne
  • Sylvie Paycha, mathématiques, physique, Département de mathématiques de l’Université de Potsdam, Allemagne
  • Ling-Yan (Janet) Hung, théorie quantique des champs, Université Fudan, Chine
  • Valentina Forini, théorie des cordes, Université de la Ville de Londres, Royaume-Uni
  • Karen Livesey, matière condensée, Université du Colorado, États-Unis
  • Christine Muschik, information quantique, Institut d’informatique quantique de l’Université de Waterloo, Canada
  • Phiala Shanahan, physique des particules, Collège de William et Mary, États-Unis
  • Sherry Suyu, astrophysique, Institut Max-Planck d’astrophysique – Université technique de Munich, Allemagne
  • Bei Zeng, intrication quantique et information quantique, Université de Guelph, Canada
  • Céline Boehm, cosmologie, physique des particules et astrophysique, Université de Durham, Royaume-Uni
  • Didina Serban, théorie quantique des champs et théorie des cordes, Institut de physique théorique – CEA Saclay, France
  • Gemma De las Cuevas, information quantique et matière condensée, Université d’Innsbruck, Autriche
  • Mairi Sakellariadou, cosmologie, Collège royal de Londres, Royaume-Uni
  • Radja Boughezal, physique des particules, Laboratoire national d’Argonne, États-Unis
  • Sumati Surya, gravitation quantique, Institut de recherche Raman, Inde
  • Fiona Burnell, matière condensée, Université du Minnesota, États-Unis
  • Orit Davidovich, mathématiques, Université Northwestern, États-Unis
  • Barbara Drossel, matière condensée, Université de technologie de Darmstadt, Allemagne
  • Katarzyna Rejzner, physique mathématique, Université d’York, Royaume-Uni
  • Rachel Rosen, théorie quantique des champs, Université Columbia, États-Unis
  • Sarah Shandera, cosmologie, Université d'État de Pennsylvanie, États-Unis
  • Alejandra Castro, gravitation quantique, Université d’Amsterdam, Pays-Bas
  • Belén Paredes, matière condensée, Université Louis-et-Maximilien de Munich, Allemagne
  • Catherine Pépin, matière condensée, Institut de physique théorique – CEA-Saclay, France
  • Silke Weinfurtner, gravitation quantique, Laboratoire de gravitation quantique de l’Université de Nottingham, Royaume-Uni
  • Claudia de Rham, cosmologie, Collège impérial de Londres, Royaume-Uni
  • Sara Pasquetti, interface des mathématiques et de la physique, Université du Surrey, Royaume-Uni

Les boursières Emmy-Noether sont financées par la Fondation Simons.

Autour d’Emmy Noether