Skip to main content
Des étudiants actuels et des diplômés du programme PSI partagent leurs astuces pour poser sa candidature à Perimeter, s’installer à Waterloo et découvrir ce qui rend ce programme de maîtrise si unique.

Chaque année, l’Institut Périmètre et l’Université de Waterloo accueillent environ 25 étudiants à Waterloo dans le cadre du programme de maîtrise Perimeter Scholars International (PSI). Nous avons discuté avec des étudiants actuels et d’anciens participants au programme PSI afin de recueillir leurs conseils sur le processus de candidature, le déménagement à Waterloo pour rejoindre l’Institut Périmètre (préparez-vous pour l’hiver canadien !) et ce qui rend ce programme de maîtrise si spécial.

Un grand merci aux étudiants actuels Agla Thorarinsdottir et Besart Lajci, ainsi qu’aux diplômés du programme PSI (et doctorants résidents actuels) Dawit Belayneh, Ifigeneia Giannakoudi, James Munday et Raquel Izquierdo Garcia, pour leurs conseils et leur générosité !

Cette conversation a été légèrement révisée pour des raisons de clarté et de concision.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de poser votre candidature au programme PSI de l’Institut Périmètre ?

« Je cherchais un programme de maîtrise accéléré d’un an. Je voulais quelque chose où l’accent serait mis avant tout sur l’apprentissage, pour pouvoir commencer mon doctorat avec une base vraiment solide. »
Thorarinsdottir

« J’ai fait mon baccalauréat en physique à l’Université de Chicago. À la fin, j’ai décidé de prendre une année sabbatique que j’ai passée à travailler en physique expérimentale au CERN. Pendant toute cette année, je ne pensais pas du tout à la théorie. Je me concentrais sur les expériences. C’était vraiment une période très stimulante, mais je savais qu’après cette année, je voulais revenir à la théorie. Perimeter est un endroit magique dans le sens où il est entièrement dédié à la physique théorique. Il y a des professeurs incroyables, et le programme PSI est tout simplement l’un des meilleurs au monde. »
Belayneh

« À la sortie de mon bac, j’avais une idée très vague de l’endroit où je voulais me situer. Je savais que je voulais être quelque part entre les maths et la physique. Au PSI, on suit beaucoup de cours — ce qui peut être une bonne ou une mauvaise chose selon la personne — mais on est exposé à une grande variété de sujets et à de la recherche de pointe. On a aussi la chance de discuter avec beaucoup de chercheurs. Ça m’a paru l’endroit idéal pour explorer différentes thématiques et goûter à tout ce qui existe. »
Munday

« Un ami à moi, qui avait trois ans d’avance en licence, avait imprimé des affiches de la campagne Women in Physics de l’Institut Périmètre et les avait accrochées dans notre université. C’est comme ça que j’ai découvert Perimeter. J’ai visité le site web et je me souviens avoir lu un article qui rassemblait les témoignages de femmes de Perimeter et expliquait à quoi ressemblait leur recherche et leur parcours de physicienne. Chaque information que je découvrais sur Perimeter me confirmait que c’était l’endroit qui me convenait — non seulement pour la physique, mais aussi pour la manière dont Perimeter conçoit la recherche. Il y a un vrai souci de bien faire les choses tout en valorisant la diversité, en cherchant à bâtir une communauté de recherche meilleure, et en laissant les gens travailler de la manière qui leur correspond. »
Izquierdo Garcia

Là où les grandes questions prennent forme : le campus emblématique de l’Institut Périmètre à Waterloo.

Qu’est-ce qui vous a aidé dans le processus de candidature au programme PSI ?

« J’ai fait beaucoup de recherches sur les professeurs ici. Et PIRSA [l’archive des séminaires enregistrés de Perimeter] m’a été très utile, parce qu’on y trouve toutes les anciennes conférences du programme PSI. Ça m’a permis de voir quels sujets intéressent les professeurs et comment ils expliquent les concepts de physique. Ça m’a été très précieux. »
Belayneh

« Pendant que je postulais, je lisais tous les articles de Perimeter et je regardais toutes les vidéos de la chaîne YouTube. »
Izquierdo Garcia

Certains candidats au programme PSI sont invités à une entrevue. Des conseils pour bien s’y préparer ?

« J’avais peur au début. Dans le courriel, ils disaient qu’ils allaient poser quelques questions liées à la physique. Et moi, j’ai interprété ça comme “On va te poser toutes les questions de la physique, tu dois tout réviser.” Mais en réalité, ce n’est pas du tout comme ça. L’ambiance était très détendue. »
Lajci

« On m’a donné deux ou trois minutes au début pour présenter un sujet qui m’intéresse… L’ambiance était vraiment amicale. C’était plus une discussion qu’une évaluation. J’ai révisé un peu les sujets, mais très brièvement. J’avais rédigé un petit texte pour ma présentation, et je l’ai répété encore et encore jusqu’à ce que je puisse le dire naturellement. J’ai joué le rôle d’une personne confiante ! »
Giannakoudi

« J’étais terrifiée. Je n’avais jamais vécu à l’étranger, et j’étais très complexée par mon anglais. J’avais peur de ne pas réussir à répondre à leurs questions. Mais ils étaient adorables, et ils voulaient vraiment que je partage ce que j’aimais en physique. Ils m’aidaient à raisonner et à réfléchir aux problèmes. Ce qu’ils veulent surtout, c’est voir comment on pense à voix haute, comment on raisonne en physique. C’est essentiel dans le programme PSI, parce que tout repose sur la collaboration. »
Izquierdo Garcia

Vous avez reçu votre lettre d’admission au programme PSI et vous vous apprêtez à déménager à Waterloo pour une année d’études. Comment bien se préparer pour les premiers mois du programme ?

« On peut se préparer un peu, mais pas trop non plus. Il ne faut pas faire le programme PSI avant le PSI. »
Lajci

« Je réviserais juste un peu pour avoir une introduction, parce que le programme PSI est très intense et rapide… L’hiver va être difficile. Ne sous-estimez pas l’hiver ni le manque de soleil — il faut trouver des moyens de se remonter le moral. Mon conseil numéro un serait de vous trouver un passe-temps au PSI. Ça aura un impact énorme sur votre état d’esprit. »
Giannakoudi

« Il va falloir un peu de temps pour s’adapter au début. C’est correct si tout ne fait pas sens tout de suite… Il y aura presque certainement des gens dans votre cohorte qui seront meilleurs que vous dans certains domaines. Il faut juste comprendre que ce n’est pas un problème — c’est que chacun a des expériences différentes, et chacun en est à un stade différent dans tel ou tel sujet. Certains ont plus d’expérience en recherche, d’autres connaissent la théorie quantique des champs par cœur. »
Munday

« L’une des plus belles choses dans le programme PSI, c’est que les gens qui l’organisent se soucient vraiment des étudiants, et ils font tout pour qu’on se sente chez soi, même si on est très loin de chez soi. Comme il n’y a pas d’étudiants de premier cycle à Perimeter, les PSI sont un peu “les enfants” de cette grande famille. Alors tout le monde prend soin des étudiants PSI. »
Izquierdo Garcia

Cohorte PSI 2024 – Une cohorte mondiale, un même parcours en physique théorique.

Qu’est-ce qui rend l’environnement d’apprentissage du programme PSI si unique ?

« La dynamique de groupe avec 25 personnes — comparée à une grande cohorte — est vraiment unique, et ici, l’accent est mis avant tout sur l’apprentissage. J’ai l’impression que dans le passé, avec les cours traditionnels, j’apprenais surtout seul pour préparer les examens. Ici, j’ai appris beaucoup plus grâce aux autres et à l’environnement collaboratif. C’est beaucoup plus productif, et j’ai l’impression d’avoir appris bien plus qu’avec des examens classiques. »
Thorarinsdottir

« Au PSI, il n’y a pas d’examens notés. Il y a seulement une note “réussi” ou “non réussi”. Je trouve ça magique. Je venais d’un programme de cinq ans où les examens étaient très exigeants. J’étais épuisée par la préparation constante. Arriver ici et voir qu’il est possible de suivre un cours sans compétition entre les étudiants, ça m’a fait comprendre que le meilleur moyen de profiter du programme, c’est de collaborer et d’apprendre la physique avec les autres — pas seulement par soi-même. C’est une expérience vraiment unique. »
Izquierdo Garcia

« Ce qui est bien avec PSI, c’est qu’il offre plusieurs options, même en tant qu’étudiant, pour explorer différentes directions de recherche. C’est quelque chose de très rare dans d’autres institutions. Ailleurs, on est souvent cantonné à une sous-discipline, et il est difficile de changer de trajectoire. »
Belayneh

A space designed for breakthroughs: The vibrant interiors of Perimeter Institute.

Un dernier conseil pour les futurs candidats au PSI ?

« Soyez vous-même. C’est mon meilleur conseil… Le processus de sélection du PSI est holistique, donc ne vous inquiétez pas trop de devoir présenter des “statistiques parfaites”. »
Lajci

« Dormez pendant le premier mois du PSI ! »
Giannakoudi

« La vie en dehors du PSI est tout aussi importante pour réussir, être heureux et bien s’adapter. Ce qui m’a vraiment aidé ici, c’est d’avoir une activité extérieure. Beaucoup d’étudiants au doctorat vont au gym, et ça permet de se sentir plus connecté à la ville. »
Belayneh

« C’est gratuit de postuler, ils vous aident pendant le processus, ils expliquent clairement ce qu’il faut faire. Donc, postulez. Si vous lisez la description du programme et que vous sentez que ça vous convient — alors foncez. »
Izquierdo Garcia
 

À propos de l’IP

L'Institut Périmètre est le plus grand centre de recherche en physique théorique au monde. Fondé en 1999, cet institut indépendant vise à favoriser les percées dans la compréhension fondamentale de notre univers, des plus infimes particules au cosmos tout entier. Les recherches effectuées à l’Institut Périmètre reposent sur l'idée que la science fondamentale fait progresser le savoir humain et catalyse l'innovation, et que la physique théorique d'aujourd'hui est la technologie de demain. Situé dans la région de Waterloo, cet établissement sans but lucratif met de l'avant un partenariat public-privé unique en son genre avec entre autres les gouvernements de l'Ontario et du Canada. Il facilite la recherche de pointe, forme la prochaine génération de pionniers de la science et communique le pouvoir de la physique grâce à des programmes primés d'éducation et de vulgarisation.

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à :
Communications et engagement du public
Relations avec les médias
416-797-9666