L’INSTITUT PÉRIMÈTRE FÉLICITE DONNA STRICKLAND, DE L’UNIVERSITÉ DE WATERLOO, LAURÉATE D’UN PRIX NOBEL 2018


Pour ses travaux innovateurs sur les lasers, Donna Strickland, professeure à l’Université de Waterloo, devient la 3e femme de l’histoire à obtenir le prix Nobel de physique.

Lorsqu’un journaliste lui a dit qu’elle était seulement la 3e femme de l’histoire à obtenir le prix Nobel de physique, Donna Strickland a répondu, incrédule : « Vraiment? »
 
Mme Strickland, qui a contribué à l’invention de lasers produisant des impulsions de lumière extrêmement rapides pour une variété d’applications, rejoint Marie Curie et Maria Goeppert-Mayer dans le groupe restreint des femmes qui ont reçu le prix le plus prestigieux en physique.
 
Dans ses premiers commentaires publics après avoir appris qu’elle était colauréate du prix Nobel de physique 2018, Donna Strickland a déclaré : « Je suis honorée d’être l’une de ces femmes. Les physiciennes ont droit à la reconnaissance, parce que nous sommes là et que, espérons-nous, la situation commencera à évoluer plus rapidement. » [traduction] Mme Strickland a obtenu ce prix conjointement avec le Français Gérard Mourou et l’Américain Arthur Ashkin.
 
Mme Strickland, qui se décrit comme une passionnée des lasers, dirige le Groupe de lasers ultrarapides de l’Université de Waterloo. En 1985, elle a contribué à la mise au point de l’amplification par compression d’impulsions — méthode d’augmentation de la vitesse et de la puissance d’un laser, qui a conduit à des innovations en chirurgie et à de nombreuses autres applications en sciences pures et appliquées.
 
L’Académie royale des sciences de Suède a attribué la moitié du prix de 1,4 million de dollars à Donna Strickland et Gérard Mourou, et l’autre moitié à Arthur Ashkin.
 
Art McDonald, colauréat du prix Nobel de physique 2015 pour ses recherches sur le neutrino effectuées au laboratoire SNOLAB, a dit que c’était un « plaisir de féliciter la professeure Donna Strickland pour ses travaux innovateurs » en physique des lasers.
« Ce prix confirme de manière éclatante la qualité des travaux scientifiques réalisés par des Canadiens. J’espère que cela encouragera beaucoup de jeunes femmes à s’intéresser aux STGM » [traduction], a déclaré M. McDonald, ancien membre du conseil d’administration de l’Institut Périmètre.
 
Mike Lazaridis, fondateur de l’Institut Périmètre et président de son conseil d’administration, a qualifié l’annonce de ce prix Nobel de « grand jour pour la physique au Canada ».
 
« C’est évidemment un jour de fierté pour moi, en tant que diplômé de l’Université de Waterloo, a-t-il déclaré. Nous devrions tous être heureux de soutenir la physique au Canada. Aujourd’hui, nous utilisons les découvertes de Mme Strickland dans un grand nombre d’expériences effectuées dans la Quantum Valley, sans parler des interventions chirurgicales — notamment aux yeux —, du traitement de cancers, des applications dans tous les domaines de la conception, de la fabrication et de la production industrielles, et d’innombrables autres utilisations exigeant de la précision. Quelle reconnaissance merveilleuse et bien méritée pour Mme Strickland! » [traduction]
 
Neil Turok, directeur de l’Institut Périmètre, a déclaré que toute la communauté de l’Institut est « absolument ravie » de cet honneur conféré à Mme Strickland.
 
« Donna Strickland a été l’auteure principale d’un article phare paru en 1985 — son premier article à titre de doctorante — sur les impulsions rapides et intenses de lumière laser, a déclaré M. Turok. Cette technique est devenue incroyablement importante pour la recherche comme pour l’industrie. Cette récompense renforce le désir de Waterloo d’être un épicentre de la physique au Canada et dans le monde, un lieu de découvertes et d’innovations, où de jeunes personnes sont encouragées à viser les étoiles. » [traduction]
 
Niayesh Afshordi, professeur associé à l’Institut Périmètre ainsi que collègue et ami de Donna Strickland à l’Université de Waterloo, s’est dit immensément fier. « Elle était indubitablement une pionnière dans la technologie innovatrice des lasers ultrarapides, ce qu’a dûment reconnu le comité du prix Nobel, a-t-il déclaré. Elle est aussi une collègue et universitaire formidable, qui a grandement contribué au succès de la physique et de l’astronomie à Waterloo. » [traduction]
– Colin Hunter
 

POUR EN SAVOIR PLUS

 

 

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L'Institut Périmètre est le plus grand centre de recherche en physique théorique au monde. Fondé en 1999, cet institut indépendant vise à favoriser les percées dans la compréhension fondamentale de notre univers, des plus infimes particules au cosmos tout entier. Les recherches effectuées à l’Institut Périmètre reposent sur l'idée que la science fondamentale fait progresser le savoir humain et catalyse l'innovation, et que la physique théorique d'aujourd'hui est la technologie de demain. Situé dans la région de Waterloo, cet établissement sans but lucratif met de l'avant un partenariat public-privé unique en son genre avec entre autres les gouvernements de l'Ontario et du Canada. Il facilite la recherche de pointe, forme la prochaine génération de pionniers de la science et communique le pouvoir de la physique grâce à des programmes primés d'éducation et de vulgarisation.

 

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« Ce prix confirme de manière éclatante la qualité des travaux scientifiques réalisés par des Canadiens. J’espère que cela encouragera beaucoup de jeunes femmes à s’intéresser aux STGM. »
 
– Art McDonald, Lauréat d’un prix Nobel en 2015
et ancien membre du conseil d’administration de l’Institut Périmètre