LE LAURÉAT DU PRIX LUKE-SANTI TRANSMET L’HÉRITAGE DE SON COUSIN


Sean Begy, étudiant de première année à l’Université Queen’s, a remporté cette année le prix Luke-Santi pour un élève méritant.

Lorsque Sean Begy était enfant, chaque fois que sa famille élargie se réunissait pour l’Action de grâces ou pour Noël, ou pour toute autre raison invoquée par ce clan tissé serré, il savait qu’il allait avoir droit à quelque chose d’agréable.

À un certain moment au cours de la soirée, son cousin plus âgé Luke le prendrait à part pour lui montrer l’expérience ou le diorama sur lequel il travaillait pour une exposition scientifique, et pour lui expliquer les concepts scientifiques sous-jacents.

Un jour, alors que Sean avait 8 ans, Luke lui a présenté une sorte de jouet formé d’une ampoule de verre à l’intérieur de laquelle tournaient des ailettes noires d’un côté et blanches de l’autre. C’était un radiomètre de Crookes, instrument qui montre la nature de la lumière.

Sean était fasciné par la rotation des ailettes, qui n’étaient propulsées que par la lumière et rien d’autre. Il voulait en savoir plus.

Maintenant âgé de 18 ans et étudiant de première année à l’Université Queen’s, Sean Begy s’efforce encore d’en apprendre le plus possible.

Mais son cousin qui l’a amené à s’intéresser aux sciences n’est plus là pour lui faire part de ses découvertes. Luke Santi est décédé d’un cancer du cerveau en 2007, à l’âge de 16 ans, au bout d’une vie trop courte consacrée à la physique, au basketball, au volleyball, à des débats et à une action bénévole à l’Institut Périmètre.

La soirée du 4 novembre a donc été riche en émotions lorsque Sean Begy est revenu dans sa ville natale de Waterloo pour recevoir le prix commémoratif Luke-Santi pour un élève méritant, bourse remise chaque année par l’Institut Périmètre en l’honneur de Luke.

« Je crois qu’il serait très fier », a dit Sean Begy à propos de son cousin. « Son parcours scientifique a été trop court. Nous savons tous qu’il aurait été un formidable scientifique et qu’il aurait très bien pu changer le monde.

« Comme je dois parcourir les étapes qu’il n’a pas pu franchir, je suis ses traces. J’aime penser que je pourrais ainsi l’aider – et faire vivre son héritage. Luke est toujours avec moi. Il a été mon mentor dès le premier jour. Il m’accompagne dans tout ce que je fais. » [traduction]

La cérémonie de remise du prix a été le point culminant de journées vertigineuses pour l’étudiant, qui s’est trouvé nez à nez mardi avec le récent lauréat du prix Nobel de physique Art McDonald à l’Université Queen’s, puis a dîné avec le lauréat du prix Nobel David Wineland après sa conférence publique (que vous pouvez visionner ici) et la remise du prix Luke-Santi.

Avant la remise de son prix, Sean Begy admettait être un peu nerveux. « Cela doit être incroyable de s’asseoir avec le lauréat d’un prix Nobel et de discuter précisément de sa conférence et de ses recherches. Ce n’est pas le genre d’expérience que l’on peut vivre tous les jours, et encore moins deux jours de suite. C’est extraordinaire! » [traduction]

Ce n’est pas surprenant que le jeune homme s’attende à se sentir inspiré à son départ de l’Institut Périmètre, mais ce n’est pas seulement à cause de sa rencontre du dîner. Sean Begy semble trouver de l’inspiration dans tout ce qu’il touche.

De toutes les activités scolaires et parascolaires qui l’ont aidé à mériter son prix (il a excellé en tennis, en volleyball et en basketball, a participé à des concours de mathématiques et de sciences, a fait du bénévolat dans le domaine des arts et a interprété l’un des rôles principaux d’une pièce de théâtre à l’école secondaire catholique de la Résurrection, à Waterloo), c’est son cours de théâtre qui a selon lui eu le plus d’impact sur sa vie.

« J’étais toujours très timide et réservé, en particulier pour présenter des exposés, et aussi ringard et peu commode. En deux ans, je suis devenu extroverti, et tout le monde à l’école me connaît. » [traduction]

Cette ouverture transparaît alors qu’il s’exprime avec aisance sur son amour de la science et sur les efforts qu’il fait pour partager cette magie avec les enfants – tout comme son cousin l’a fait pour lui.

Maintenant qu’il commence des études universitaires en sciences – avec pour objectif à long terme de se spécialiser en cosmologie ou en physique des particules –, Sean Begy dit qu’il se sent à nouveau comme un enfant émerveillé devant un monde de possibilités.

« Je ne reviendrai pas en arrière. C’est ma voie. » [traduction]

 
- Tenille Bonoguore

Institut Périmètre de Physique Théorique

L'Institut Périmètre est le plus grand centre de recherche en physique théorique au monde. Fondé en 1999, cet institut indépendant vise à favoriser les percées dans la compréhension fondamentale de notre univers, des plus infimes particules au cosmos tout entier. Les recherches effectuées à l’Institut Périmètre reposent sur l'idée que la science fondamentale fait progresser le savoir humain et catalyse l'innovation, et que la physique théorique d'aujourd'hui est la technologie de demain. Situé dans la région de Waterloo, cet établissement sans but lucratif met de l'avant un partenariat public-privé unique en son genre avec entre autres les gouvernements de l'Ontario et du Canada. Il facilite la recherche de pointe, forme la prochaine génération de pionniers de la science et communique le pouvoir de la physique grâce à des programmes primés d'éducation et de vulgarisation.

 

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« J’aime penser que je pourrais ainsi l’aider – et faire vivre son héritage. » [traduction]

– Sean Begy, à propos de son cousin Luke Santi