EXPANSION DU PROGRAMME DE BOURSES EMMY-NOETHER ET ANNONCE DE SIX NOUVELLES BOURSIÈRES


Le principal programme de l’Institut Périmètre pour le soutien et la promotion des femmes en physique prend de l’expansion grâce à un financement de la Fondation Simons.

Ce qui était à l’origine un projet pilote visant à soutenir des chercheuses à un moment charnière de leur carrière va encore prendre de l’expansion, grâce à une subvention de 600 000 $ US de la Fondation Simons.

Les bourses Emmy-Noether de l’Institut Périmètre ont déjà amené au Canada 23 chercheuses en début ou en milieu de carrière pour des séjours prolongés.

Ce financement supplémentaire d’une durée de 3 ans permettra de développer ce programme en taille et en profondeur : davantage de chercheuses seront boursières chaque année, et les anciennes participantes pourront revenir à titre de boursières dans les années subséquentes.

De plus, l’Institut Périmètre intensifiera ses efforts de recrutement dans les pays en développement, mettra sur pied le Réseau Fondation-Simons des boursières Emmy-Noether (groupe de pairs visant à créer et à maintenir des liens entre boursières) et organisera une conférence Fondation-Simons-Emmy-Noether.

Selon Bianca Dittrich, professeure à l’Institut Périmètre et présidente du comité de sélection des boursières, un aspect particulièrement intéressant du programme réside dans la longue durée des bourses, qui permet aux boursières d’établir une collaboration sur une période de temps suffisante.

« Des séjours prolongés et la possibilité d’en faire plusieurs permettront d’étudier des questions d’une manière plus approfondie, a-t-elle déclaré. En offrant un soutien qui donne aux boursières la possibilité d’amener leur famille, le programme permet en outre aux chercheuses de faire des séjours plus longs et par conséquent plus productifs. »

Cette interaction ne se terminera pas avec le retour des boursières à leur institution d’appartenance. Mme Dittrich a ajouté : « Le Réseau Fondation-Simons des boursières Emmy-Noether aura la particularité de faire en sorte que des physiciennes théoriciennes hautement qualifiées de partout dans le monde aient des liens entre elles et avec l’Institut Périmètre. » [traduction]

Luis Lehner, président du corps professoral de l’Institut Périmètre, a ajouté que l’appui de la Fondation Simons permet à l’Institut Périmètre non seulement d’intéresser davantage de chercheuses du monde entier, mais aussi de contribuer à élargir le réseau de collaboration de chacune des boursières.

 « Nous sommes maintenant en mesure d’accroître la portée et l’étendue de ce merveilleux programme, a-t-il déclaré. Cela aura des répercussions sur la recherche en physique effectuée dans les institutions d’appartenance des boursières aussi bien qu’à l’Institut Périmètre. La science ne peut devenir plus forte que si tous ont la possibilité d’y contribuer. » [traduction]

LES BOURSIÈRES DE CETTE ANNÉE

Voici les boursières Fondation-Simons-Emmy-Noether 2018-2019 :

  • Ling-Yan (Janet) Hung (professeure, Université Fudan) — Ancienne postdoctorante à l’Institut Périmètre, Janet Hung est une spécialiste de la théorie quantique des champs. Elle s’intéresse particulièrement à l’intrication et à la correspondance AdS/CFT. De plus, elle travaille en collaboration étroite avec des expérimentateurs pour sonder l’ordre topologique de systèmes quantiques.
  • Valentina Forini (chargée de cours, Université de la Ville de Londres) — Théoricienne des cordes, Valentina Forini étudie divers aspects de théories de jauge à l’aide de la correspondance AdS/CFT. Ses travaux ont eu des répercussions sur les deux volets de la correspondance entre théorie des cordes et théories de jauge.
  • Karen Livesy (professeure adjointe, Université du Colorado) — Chercheuse dans le domaine de la matière condensée, Karen Livesy travaille sur le nanomagnétisme. Elle s’intéresse particulièrement aux parois des domaines magnétiques, aux minuscules tourbillons magnétiques appelés skyrmions, ainsi qu’à la création de modèles de nanoparticules magnétiques en interaction susceptibles de correspondre à des expériences réalisées en laboratoire.
  • Christine Muschik (professeure adjointe, Institut d’informatique quantique de l’Université de Waterloo) — Spécialiste de l’informatique quantique, Christine Muschik compte lancer un important projet d’étude de simulations quantiques de théories de jauge en treillis. Son but est de mettre au point de nouveaux outils — plus précisément des simulateurs quantiques — pour la science fondamentale et de proposer des applications pour des dispositifs quantiques en voie de réalisation.
  • Phiala Shanahan (professeure adjointe, Collège de William et Mary) — Physicienne des particules, Phiala Shanahan a lancé cette année un projet de recherche d’une durée de 5 ans sur la structure de quarks et de gluons de noyaux atomiques. Elle s’intéresse particulièrement à l’application de l’apprentissage automatique aux études numériques du modèle standard.
  • Sherry Suyu (chef d’équipe de recherche Max-Planck et professeure adjointe, Institut Max-Planck d’astrophysique et Université technique de Munich) — L’astrophysicienne Sherry Suyu utilise l’effet lenticulaire gravitationnel pour mieux connaître l’énergie sombre, la matière sombre et les trous noirs supermassifs. Elle compte travailler en étroite collaboration avec des membres du Centre de recherches de l’Institut Périmètre sur l’univers ainsi qu’avec d’autres scientifiques de l’Institut Périmètre.

– Tenille Bonoguore

Sumati Surya – Boursière invitée Emmy-Noether à l’Institut Périmètre


pour en savoir plus

 

Institut Périmètre de Physique Théorique

L'Institut Périmètre est le plus grand centre de recherche en physique théorique au monde. Fondé en 1999, cet institut indépendant vise à favoriser les percées dans la compréhension fondamentale de notre univers, des plus infimes particules au cosmos tout entier. Les recherches effectuées à l’Institut Périmètre reposent sur l'idée que la science fondamentale fait progresser le savoir humain et catalyse l'innovation, et que la physique théorique d'aujourd'hui est la technologie de demain. Situé dans la région de Waterloo, cet établissement sans but lucratif met de l'avant un partenariat public-privé unique en son genre avec entre autres les gouvernements de l'Ontario et du Canada. Il facilite la recherche de pointe, forme la prochaine génération de pionniers de la science et communique le pouvoir de la physique grâce à des programmes primés d'éducation et de vulgarisation.

 

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« Des séjours prolongés et la possibilité de faire plusieurs séjours permettront d’étudier des questions d’une manière plus approfondie. »

 

– Bianca Dittrich, professeure à l’Institut Périmètre